Evolution de la langue française

.En ce qui concerne la langue française faut-il parler d'une évolution au moment où les conservateurs ne veulent pas laisser cette langue s'ouvrir pour le bonheur de tous ceux qui la parlent. De ce fait, nous essayerons de voir si on pouvait parler d'évolution et d'examiner les causes de cette dénaturation observée sur le terrain. Il faut reconnaître qu'une langue n'est pas une entité figée et fixée une fois pour toutes. Fruit d'une évolution millénaire, elle bouge à tout moment, et c'est ce mouvement permanent qui peu à peu transforme son lexique. Pour désigner les réalités nouvelles, le français incorpore de nouveaux mots - ce sont les néologismes créés à partir du français ou empruntés aux langues étrangères. Dans les domaines techniques et scientifiques, toutefois, les données sont différentes et d'une toute autre ampleur : les professionnels emploient des mots ou des expressions très précis, des termes, qui se dénombrent en millions (par comparaison, un dictionnaire de la langue générale compte 50.000 à 100.000 mots au maximum) et, chaque année, des milliers de notions et de réalités nouvelles apparaissent, qu'il faut pouvoir désigner. En effet, les professionnels doivent pouvoir communiquer dans leur langue de façon précise, les traducteurs traduire un temps soit peu correctement en français les textes techniques des différents domaines.

Certes pour qu'une langue demeure vivante, il faut qu'elle soit en mesure d'exprimer le monde moderne dans toute sa diversité et sa complexité. La néologie est donc un impératif. Et si l'éducation semble être plus qu'auparavant une clef pour les jeunes en quête d'emploi qu' en est-il réellement de l'évolution de cette langue ? Durant les périodes de la colonisation en Afrique et en particulier en Afrique occidentale, le Dahomey actuel République du Bénin était cité comme le quartier latin de l'Afrique. Ceci a été rendu possible grâce aux différents cadres qui issu de l'école supérieure de St Louis pour l'A.O.F ( Afrique Occidentale Française) conciliant formation et maîtrise de la langue de Molière. Ces cadres dahoméens étaient chargés de la formation des citoyens des autres pays frères. Mais qu'en est il passé au point aujourd'hui où on note la chute du pic de ce français recherché ? Les conséquences découlant de ce constat fait au niveau des difficultés resteent l'une des causes de cette chute. Quant à la seconde cause, elle sera assimilée à la mondialisation ou la globalisation. Ainsi la " mondialisation " définit comme un processus qui crée des connexions et des interdépendances économiques, politiques et sociales entre les gens de cultures, de religions et de bases sociaux économiques différentes. Les liens entre les communautés humaines ont toujours existé mais les récentes avancées technologiques et la libération du commerce ont accéléré le processus d'intégration économique, fondé sur le système capitaliste. La mondialisation engendre autant de craintes que de nouvelles opportunités. De plus en plus ce concept de la mondialisation offre une chance aux jeunes et les gens marginalisés de provoquer des changements, à des niveaux non seulement locaux et nationaux mais aussi internationaux. Ces systèmes de communication mondiaux sont entrain de changer rapidement les perspectives culturelles de bien des gens de nos jours. Des éléments positifs émergent de ces systèmes dans les échanges culturels mondiaux. Cependant la tendance actuelle surtout parmi les jeunes est d'adopter automatiquement une culture mondiale plutôt que d'effectuer un échange. Les principes et coutumes commercialisés de l'Amérique qui dominent ces réseaux mondiaux sont considérés " un cool " par conséquent n'ont aucune valeur. C'est dans ce cadre que bon nombre de jeunes s'inscrivent en adoptant un style de vie à l'anglo-saxons. Leurs différentes aspirations ; leurs attitudes et autres sont américanisées. Rien ne peut échapper à cette métamorphose. Le francophone est confrontée à ce problème car la connaissance de l'anglais est primordiale et devient un atout incontournable. Ainsi depuis l'invasion américaine et la colonisation par le net, la jeunesse francophone a subi d'énormes changements dans leur vie quotidienne.

 

Le Français et les langues locales

L'usage particulier du Français est rentré dans les mœurs de la jeunesse francophone des pays en voie de développement. il résulte de certains aspects non négligeables à prendre en compte. Le point essentiel est l'environnement dans lequel nous travaillons sans cesse. C'est pour cette raison que Frère William Branham affirma ces mots : " l'environnement dans lequel vous vivez, c'est ce que vous êtes ". Ceci dit or notre environnement n'est pas scolarisé c'est-à-dire les ¾ des personnes intervenant dans celui-ci n'ont pas reçu les bases élémentaires du français. C'est ce qui explique ces effets négatifs qu'à notre environnement pour les jeunes scolaires. Afin d'arriver à bout des opérations quotidiennes, ces jeunes scolaires dénaturent correctement le français. La mondialisation en est également pour quelque chose . Cette dénaturation vient du fait que la langue commerciale est l'anglais .

Cette situation par exemple dans le cas des entreprises amène les responsables bilingues sans le savoir à laisser infiltrer des tics ou onomatopées dans le parler courant .Cela se remarque également au niveau de nos diplomates. Tertio, les jeunes sont sans arrêt pris pour être la tradition et le progrès . Les changements dans les technologies de l'information et la globalisation remettent en question leur valeur . De manière générale, les études sur les jeunes des pays en voie de développement démontrent que les jeunes attachent plus d'importance à nos langues maternelles qui constituent un pied d'achoppement de cette dénaturation . Les jeunes sont éduqués pour la plupart du temps dans ces langues, malgré que le français constitue la langue de travail. Somme toute la dénaturation est un fait évident dont il faut tenir compte de plus en plus .Mais aujourd'hui on observe un refus catégorique de cette évolution .Si les autres langues ( espagnol, anglais …) ont du accepter cette évidence , il serait tant que la langue française rentre dans la danse de l'évolution .On parle déjà de divers français ( africains, canadiens, français ).Il y a une émission diffusée sur RFI ( Radio France Internationale) qui s'inscrit dans ce cadre . Cette émission s'intitule " le français des Africains ".Elle fait également la promotion du dictionnaire africain . La langue française aurait plus d'intérêt à rester ouverte aux différents mots découlant du problème d'acculturation . Il ne faudrait pas ignorer que 2/3 des pays sous-développés font partir de ce monde francophone.

 

Eventuelles solutions

Aux vues et aux sues de tout ce qui a été dit nous constatons une fois de plus que la langue française aura intérêt à être moins sévère en allégeant ses tournures et vocables. De plus en plus il faudra tenir compte du français parlé comme substance de communication qu'au lieu de vouloir coûte - coûte s'accrocher au français de type snobé. Il est primordial d'insister que bon nombre d'africains et en particulier les béninois n'ont pas la culture de la lecture. Dans le but de relever le niveau du français quotidien au niveau standard , la promotion du livre et de la lecture restent la seule alternative. La réflexion menée au départ a rejoint la grande question : Comment associer la lecture d'un livre à un plaisir ? Le plaisir de lire commence par un plaisir visuel et tactile de cet objet qu'est le livre.

Le soin apporté à l'aspect physique du livre, la qualité de la couverture, la beauté des illustrations peuvent encourager un " lecteur réticent " à approcher un livre, à l'ouvrir c'est -à- dire ce que nous pouvons appeler des situations motivantes. Le contact avec le livre est aujourd'hui facile , pourtant il y a des lieux où le livre , élément fondateur de notre culture , a du mal à occuper une place de choix. La présence du livre dans un contexte de loisir contribue à donner une autre image de la lecture. Donner aux jeunes le goût de lire, dans un climat de vie quotidienne détendue , leur permet de modifier leur relation aux livres. Appétence pour la lecture est souvent la conséquence d'une rencontre fortuite et intime avec le livre. Comme le fait justement remarquer bon nombre d'éducateurs ,il ne suffit pas de mettre les enfants et les jeunes dans un environnement riche de livres pour qu'ils se mettent à lire spontanément. Mais il s'agit d'accompagner les jeunes, de stimuler leur motivation, de leur donner envie de lire et d'écrire. Il nous semble que les chemins de la lutte contre l'illettrisme peuvent probablement s'avérer être des voies royales. Ces démarches au long cours qui intéressent progressivement de multiples partenaires ne peuvent que nous réinterroger sur les conditions requises pour faire s'épanouir et fructifier l'idée de seconde chance , prise ici suffisamment tôt dans le parcours de vie pour qu'elle soit considérée comme une pratique alternative complémentaire de l'école ; comme une manière de restaurer chez les participants une image de soi suffisamment positive pour croire que tout est encore possible.

 

retour