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- EDITORIAL : Orit@, nouvelle formule
- Rapport de l'atelier Jeunes: Réunion Préparatoire Régionale
de la Conférence Mondiale du Développement des Télécommunication
- Autre information: Concertation pour une harmonisation dans l'espace
UEMOA des Cadres législatif et réglementaire des Télécommunications
EDITORIAL : Orit@, nouvelle formule
Chers amis lecteurs,
Depuis plus de deux ans, votre bulletin Orit@ ne paraissait plus,
comme tenu des diverses contraintes auxquelles l'ONG Oridev fait face.
Toutefois, toujours motivés par l'ambition de contribuer à
la promotion des TIC pour le Développement au Bénin, notamment
par l'information, nous avons voulu relancer Orit@ sous une nouvelle
forme. Désormais, le bulletin paraîtra lorsque nécessaire,
et sans périodicité fixe.
Oridev, via son Secrétaire Général, a eu l'opportunité
de participer à la rencontre préparatoire africaine de la
Conférence Mondiale pour le Développement des Télécommunications,
(CMDT'06) qui se tiendra au Qatar en 2006 (voir liens ci-dessous). Nous
vous proposons le rapport de l'atelier Jeunes de cette rencontre, ainsi
que d'autres informations sur les TIC au Bénin qui peuvent vous
intéresser. La rencontre préparatoire africaine a eu lieu
à Abuja, Nigéria, début juillet 2005.
Bonne lecture
Barnabé AFFOUGNON, Secrétaire Général Oridev.
Rapport de l'atelier Jeunes de la Réunion Préparatoire
Régionale de la Conférence Mondiale du Développement
des Télécommunications (CMDT 2006).
Abuja, du 1er au 3 Juillet 2005
Le Sommet Mondial du Développement des Télécommunications
se tiendra au Quatar en 2006. L'organisation de ce sommet présente
des enjeux réels pour le développement des télécommunications
en Afrique.
L'Afrique, en prélude à cet évènement majeur,
entre dans la danse et tient à jouer sa partition en y apportant
des contributions de qualité afin d'améliorer les indicateurs
qui, jusque là, la défavorisent dans le domaine du développement
des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC).
C'est dans cette perspective que la ville d'Abuja au Nigéria, en
partenariat avec l'Union Internationale des Télécommunications,
le Ministère de la Communication du Nigéria, à travers
la Commission Nigériane de la Communication et d'autres entreprises
TIC, a accueilli, du 1er au 03 Janvier 2005, la Réunion Préparatoire
Régionale de l'Afrique. Elle a connu la participation des Jeunes,
des acteurs de la Société Civile, des Femmes, des partenaires
du secteur public et du secteur privé.
Les objectifs de cette rencontre régionale :
Préparer le Sommet Mondial des Télécommunications
qui se déroulera au Quatar en 2006.
Faire des plaidoyers à l'endroit des acteurs potentiels des Télécommunications
en Afrique et auprès de l'Union Internationale des Télécommunications
en vue de favoriser des investissements constants dans le domaine des
télécommunications.
Développer des programmes en faveurs des Jeunes, de la Société
Civile, des femmes et des opérateurs économiques pour induire
un développement participatif de ces différentes couches
dans le secteur des TIC en Afrique.
Assortir cette conférence régionale africaine de recommandations
en faveur des différentes composantes qui participent du développement
Rapport des travaux de l'Atelier " Jeune "
La salle de conférence du Centre Musa Yar'Ardua d'Abuja a, pendant
trois jours, accueilli les différents travaux de la section des
Jeunes dans le cadre du sommet préparatoire régional africain
des télécommunications. Ces travaux ont été,
pour la plupart, des communications qui indexent l'implication des jeunes
dans le développement des TIC et mettent en relief le rôle
qui est le leur dans la société de l'information dont la
vitesse demeure l'unité de mesure des innovations.
Le rapport des jeunes aux TIC doit être un rapport d'échanges
d'expériences, de renforcement des capacités et de mise
en réseautage pour des actions concertées avec certains
organismes internationaux tels que UIT, l'Agence Intergouvernementale
de la Francophonie qui développent des programmes en direction
des jeunes.
" Les Télécommunications comme instrument majeur
des Technologies de l'Information et de la Communication ". Tel
est l'intitulé de la première communication présentée
par Monsieur Callistus Okoruwa.
Aujourd'hui, les gisements de mines, les ressources énergétiques,
les ressources agricoles ne constituent plus les premières sources
de richesse des nations. Les pays africains en sont l'illustration. Malgré
l'immensité de ses richesses, le continent croupit dans la misère,
dans la pauvreté. Or, le Japon dépourvu de richesses, reste
une nation puissante grâce aux poussées technologiques.
De ce constat, il en ressort, d'après le communicateur que la première
source de richesse réside dans la recherche permanente de l'information,
vecteur de valeurs ajoutées et stimulatrice de création
de richesse. Les TIC, en elles mêmes, renferment les valeurs d'égalité,
d'équité qu'il faut s'approprier pour que l'Afrique ne rate
pas le train de la mondialisation de l'économie. Les décideurs
politiques, à quel niveau que ce soit, doivent se pencher sur la
nécessité de rendre les infrastructures performantes en
sécurisant l'environnement des investisseurs nationaux et étrangers.
Les jeunes, dans ce monde virtuel, doivent rêver sur de grands projets
et jouer un rôle d'avant-gardiste en créant des plateformes
de services à divers niveaux. Ces points de vue épousent
ceux du Docteur Yassin de ICANN dont la communication porte sur "
Les applications électroniques en Afrique et les défis
pour la jeunesse. ". Selon M. Yassin, outre les défis
de pauvreté, d'insécurité alimentaire, de VIH/SIDA
à relever par le continent africain, il y a celui des applications
électroniques (textes, vidéo, Internet, signaux etc..) qu'il
faut s'approprier et promouvoir. Le développement du continent
passe forcément par le développement des TIC via le renforcement
des capacités. Il propose de faire des TIC, un instrument de médiation
des savoirs et de valorisation des cultures en impliquant d'avantage les
populations rurales à l'utilisation de ces outils. Le secteur primaire
en sortira grandi. Les jeunes, dans ce contexte, doivent jouer un rôle
de lobbying a-t-il renchéri pour enfin les exhorter à :
- Pousser les gouvernants à voter des lois qui réglementent
l'avenir des TIC en Afrique
- Utiliser les TIC pour relever les défis de la Bonne Gouvernance
- Créer des partenariats virtuels (les réseaux) pour défendre
la cause des " Jeunes ".
Et parlant d'opportunités que les TIC peuvent offrir aux jeunes,
l'Union Internationale des Télécommunication a présenté
trois de ces programmes destinés aux jeunes à savoir :
- YES : Youth Education Scheme
- Le programme d'incitation des jeunes
- Le suivi au forum jeune
Ces programmes dans son ensemble visent à mobiliser des ressources
pour accompagner les jeunes dans leurs efforts personnels ou collectifs
afin de leur ouvrir des horizons nouveaux à travers des rencontres
périodiques, des formations diplômantes dans le secteur des
télécommunications.
Qu'il s'agisse des " Programmes de formation Télécoms
: stratégies et efficacité " présentés
par Titi Omo et " Des pourparlers de la Jeunesse et des partenaires
du développement ", la jeunesse a un rôle déterminant
à jouer : c'est de faire face à son destin en prenant à
cur les enjeux de la société de l'information.
Le développement des contenus africains et de l'obstacle que les
langues présentent sont pour Monsieur Gédéon du Ghana,
des indicateurs clés pour réduire la fracture numérique
dans l'usage des TIC entre les pays du Nord et ceux du Sud. L'occasion
lui revenait de proposer aux jeunes d sur les réfléchir
sur les conditions de la mise à disposition de ces innovations
technologiques pour améliorer le cadre de vie et de travail des
populations rurales dans une perspective constructiviste en mettant en
synergie les valeurs de la bilatéralité de la coopération
Sud/Sud en utilisant les TIC aux fins :
- D'exercer le pouvoir
- De multiplier le pouvoir
- D'aider les autres.
Enfin, les enjeux de la création de réseaux et des représentations
des jeunes dans les institutions nationales et internationales sont
passés aux peignes fins à travers l'organisation d'une table
ronde. On pouvait noter la présence de Théodore Somda du
Burkina Faso, de Gbenga Sesan du Nigeria, de Murathala du Kenya, de Titi
Akinsanmi du Nigeria.
La clôture du sommet a été assortie de recommandations
formulées et articulées autour des aspirations profondes
de ces jeunes à l'endroit des acteurs du secteurs de télécommunications,
des institutions internationales et des gouvernements des Etats présents
à ce sommet dont voici les énumérations :
La jeunesse recommande:
a) Qu'un groupe de travail soit mis sur pied afin de préparer
la Conférence Mondiale du Développement des Technologies
au Quatar en 2006 (CMDT 06) et afin d'examiner des issues porteurs d'espoir
en faveur de la jeunesse et des organismes de jeunesse oeuvrant dans le
secteur des TIC.
b) Que l'ordre du jour de CMDT 06 inclut les aspirations concernant la
jeunesse.
Le groupe de travail de la session plénière devrait déterminer
des actions pour :
a) De plus grandes contributions de la jeunesse à l'élaboration
et à l'exécution du plan d'action de Doha (2007-2010)
b) Augmenter la participation des membres de la jeunesse et des organismes
de la jeunesse dans les activités régionales et globales
de l'UIT par la participation à des activités préparatoires
au niveau national, régional et international.
Le groupe devrait faire des recommandations en s'assurant que le plan
d'action de Doha 2007-2010) présente les besoins et les soucis
de la jeunesse.
La jeunesse recommande d'adopter les propositions suivantes :
- Mobilisation d'infrastructures et de ressources
a) Que des fonds provenant de l'UIT, d'organismes internationaux et des
secteurs oeuvrant dans le domaine des Nouvelles Technologiques soient
constamment mobilisés pour le développement Télécommunication
au profit de la jeunesse afin de les former à l'entreprenariat.
b) Que dans tous les pays africains un bureau de jeunesse soit créé
au sein du ministère responsable des Technologies de l'Information
et de la Communication; ce bureau sera responsable des politiques TIC
et des projets en faveur de la jeunesse.
c) Que des investissements se fassent pour développer des infrastructures
TIC et que des investissements soient pour maintenir ces infrastructures
existantes dans le domaine des TIC.
- Politique et développement de politiques
a) Que l'UIT vote un budget annuel pour des activités et des initiatives
en faveur de la jeunesse.
b) Que l'UIT continue de soutenir annuellement des fora régionaux
et internationaux en faveur de la jeunesse.
c) Que les gouvernements honorent leurs engagements en intégrant
dans les écoles ou dans les programmes d'études l'enseignement
des TIC et louer les efforts tels que les initiatives d'e- écoles
du NEPAD
d) Que les gouvernements créent des mesures incitatives spéciales
en éliminant les taxes et les impôts sur les matériels
informatiques.
e) Que des attributions budgétaires nationales spécifiques
soient élaborées pour le développement des TIC au
sein de la jeunesse et en faveur du monde rural.
f) Que les gouvernements initient des lois pour lutter contre le cybercriminalité
et la fraude sur Internet (la corruption).
- Valoriser les ressources humaines
a) La jeunesse constitue une des grandes consommatrices des applications
découlant des TIC. Que les entités évoluant dans
le secteur des TIC fassent de grands investissements en sa faveur en réinvestissant
un minimum de leurs bénéfices dans des centres de formation
en TIC pour développer en elle l'excellence, l'esprit d'entreprise
etc.
b) Que la jeunesse occupe une place de choix dans le processus de cette
politique d'appropriation des TIC à travers des méthodes
innovatrices et rentables telles que la formation en ligne, le développement
d'application et la constitution de réseaux de jeunes pour des
actions concertées.
c) Que la demande en TIC soit faite sensiblement compte tenu des préoccupations,
des besoins des personnes. Que les fournisseurs du domaine des télécommunications
développent des services adaptés aux besoins des personnes.
d) Que des formations de remise à niveau soient organisées
en faveur des professeurs traitant les questions des TIC pour qu'ils aient
des qualifications afin de gagner en expertise.
e) Que les handicapés physiques soient désormais impliqués
dans toutes les réunions et conférences relatives au domaine
des TIC.
f) Que pour accroître le développement de télécommunications,
des programmes d'échange entre les jeunesses soient créés
pour favoriser la mobilité et que ces rencontres constituent des
occasions d'échanges, de partage d'expériences et de renforcement
des connaissances.
g) Que le développement des contenus devienne un mécanisme
soutenu pour renforcer la visibilité des réalités
en Afrique et renforcer par ce biais des pratiques en matière des
TIC en faveur des jeunes.
h) Que des bourses soient allouées à tous les niveaux aux
jeunes qui affichent un intérêt majeur pour le développement
des TIC.
Par Barnabé ogouman AFFOUGNON
Secrétaire Général
ONG ORIDEV
Cotonou, République du Bénin
www.oridev.org
Liens:
-
Réunion préparatoire régionale africaine à
la Conférence mondiale de développement des télécommunications
(CMDT-06)
- Conférence
mondiale sur le développement des télécommunications
Concertation pour une harmonisation dans l'espace UEMOA des Cadres législatif
et réglementaire des Télécommunications
Le 18 juillet 2005 à Cotonou, des experts en communication venus
du Sénégal, du Niger, du Burkina-Faso, du Togo, de la Côte
d' Ivoire, de la Guinée et du Bénin se sont réunis
pour réfléchir sur l'harmonisation dans l'espace UEMOA du
cadre législatif et réglementaire des Télécommunications.
Placé sous le parrainage de M. Frédéric DOHOU, Ministre
de la Communication et de la Promotion des Technologies Nouvelles, l'atelier
de Cotonou à pour objectif, selon M. Bernard Ouédraogo de
l'Union Monétaire Ouest-Africain d'examiner les politiques de contrôle
et de régulation du secteur des télécommunications
pour le renforcement des capacités des acteurs et autorités
de régulation du secteur des télécommunications.
Les participants devront, tout au long des travaux examiner l'harmonisation
du régime à appliquer aux opérateurs du secteur des
télécommunications (opérateurs de réseaux,
fournisseurs de services, etc.). Ils doivent également réfléchir
sur l'harmonisation des conditions d'accès au service universel,
sur les conditions devant accéder à l'efficacité
et à la performance des systèmes de réseau et enfin,
à la tarification des services de télécommunication.
L'atelier a pris fin le 22 juillet 2005.
Envoyez-nous vos informations à oridev@oridev.org
Ce numéro a été préparé
pr Barnabé AFFOUGNON
Conseils: Ken LOHENTO
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