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CONTENU
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EDITORIAL : Tiers-monde, poubelle mondiale pour
les ordinateurs usagés
ACTUALITES :
- Application de la TVA aux communications : la
LDCB s'insurge contre
- Atelier sur les nouvelles évolutions dans
les technologies de la formation
-Augmentation du prix des communications téléphoniques
- TICAD : Vers la mise en place d'un centre électronique
d'informations commerciales entre l'Afrique et l'Asie.
- Nouveaux tarifs et services internet à l'OPT
FOCUS : Atelier TICAD de Cotonou : quelles politiques
et stratégies des NTIC entre l'Afrique et l'Asie ?
TRUCS ET ASTUCES : Contrôlez un PC à
distance
AFRIQUE :
- Les pays africains les plus " branchés " aux NTIC
- Concours Internet au Sud 2002
EDITORIAL : Tiers-monde, poubelle mondiale pour
les ordinateurs usagés
Chers amis lecteurs,
Sous couvert d'actions caritatives, plusieurs institutions et organisations
non gouvernementales se sont spécialisées dans les dons
d'ordinateurs usagés aux pays pauvres. L'idée n'est fondamentalement
pas mauvaise, quand on sait qu'un PC considéré comme obsolète
à New York, Paris ou Tokyo peut encore tout à fait servir
dans les écoles ou les cybercentres florissant un peu partout dans
les pays du tiers monde, notamment en Afrique et en Asie.
Un problème se pose, cependant, puisque les micros ordinateurs
et les moniteurs contiennent énormément de produits polluants,
dont certains, tels l'arsenic, sont connus pour leurs propriétés
cancérigènes. Plusieurs organisations écologistes
s'inquiètent de ce fait de voir des ordinateurs très proches
de l'obsolescence totale, envoyés en grand nombre vers les pays
du sud. Et qui plus est, il semblerait que pour certaines entreprises
américaines et européennes, ces exportations sont effectuées
dans le but d'échapper au coût résultant du recyclage
écologique (entre 10 et 30 dollars par appareil aux Etats-Unis).
Cette entreprise est également faciliter par l'exonération
des taxes douanières depuis quelques années sur les matériels
informatiques.
Nous ne saurions condanner ou rejeter l'idée de transfert de PC
et/ou autres matériels informatiques des pays riches vers les pays
pauvres. Car la preuve est là que nombre de nos écoles ne
se sont pas encore dotés même d'un seul ordinateur ; et la
question de la sensibilisation des masses populaires à l'appropriation
des TIC passe également par la capacité de doter nos populations
des outils minimum.
Cependant, il est impérieux que les matériels offerts pour
favoriser cette appropriation sociale des TIC soient triés par
des intermédiaires afin d'exporter exclusivement les éléments
ayant encore une durée de vie suffisante. Car la défaillance
d'un ordinateur, d'une souris et autre peut également contribuer
pour beaucoup à décourager les personnes qui payent déjà
suffisamment cher pour se mettre au pas de l'évolution technologique.
D'autre part, il devient urgent de prendre des mesures adaptées
contre la destruction anarchique des machines devenues (très tôt
!) inutilisables. Car, en plus de constituer un obstacle en matière
d'usages sociaux des TIC, il est à noter la pollution déjà
engendrée par de vieux micros ordinateurs, provenant des pays du
nord dans certains cours d'eau en Asie et en Afrique.
Bonne lecture
Roméo Gbaguidi
ACTUALITES
- Application de la TVA aux communications
: la LDCB s'insurge contre
Suite à l'insistance de la Direction générale des
Impôts quant à une application de la TVA aux communications,
l'OPT est passé à l'acte dès le 1er juin, sans attendre
que les conditions d'applicabilités soient clairement définies.
C'est ainsi qu'une taxe, majorant de plus de 10% les tarifs en vigueur,
a été perçue sur des cartes téléphoniques
à 7.500 FCFA (les plus chères). Ce qui a engendré
une augmentation du prix de la communication téléphonique
au niveau des cabines publiques à cartes ! Or, dans les textes,
les communications inférieures à 10.000 FCFA ne sont pas
assujetties à la TVA. En outre, la Ligue pour la Défense
des Consommateurs a rappelé que les tarifs appliqués au
Bénin comptent parmi les plus élevés de la sous-région
ouest-africaine. En conséquence, il serait suicidaire d'aller à
la privatisation des télécoms au Bénin avec ces prix
prohibitifs. Le directeur général de l'OPT a tout de même
annoncé que des possibilités de révision à
la baisse des tarifs des communications téléphoniques seraient
envisagées dans un bref délai. La TVA sur les communications
téléphoniques a, quant à elle, été
suspendue, et la LDCB exige que la taxe injustement payée par les
consommateurs concernés leur soit remboursée si ces derniers
en présentaient la preuve.
Source : La Nation du 13 juin 2002
- Atelier sur les nouvelles évolutions
dans les technologies de la formation
Organisé par le Centre International de Formation de l'OIT (Organisation
Internationale du Travail), l'atelier sur les nouvelles évolutions
dans les technologies de la formation s'est tenu du 17 au 28 juin 2002
dans les locaux du Centre d'Education à Distance de Cotonou.
Pendant deux semaines les participants à l'atelier ont eu à
échanger des expériences et à bénéficier
des compétences et acquis de plusieurs institutions et personnes
ressources à travers des communications et exercices pratiques.
Au nombre des thèmes ayant fait l'objet de communications-débats
nous pouvons citer : " Le développement de l'internet et des
Technologies de l'information en Afrique " présenté
par M. Thierry Amoussougbo du SDNP/PNUD, " les projets de développement,
la formation et les TIC en Afrique " développé par
M. Constant Kénoukon de ORIDEV et " définir des compétences
pour produire des médias et des environnements de formation "
par M. Claude Martin de l'OIT.
Les participants ont également eu à acquérir des
connaissances sur la conception d'un site web, d'une application multimédia
interactive et sur les logiciels libres dédiés à
la formation. Il est à noter que ces différents programmes
ont été exécutés soit en activité de
groupe soit en exercice individuel.
Pour plus d'information :
M. Claude Martin : c.martin@itcilo.it
http://www.itcilo.it
- Augmentation du prix des communications
téléphoniques
Il est incontestable que les problèmes de communication sont des
obstacles majeurs au développement économique et social
des pays considérés comme les moins avancés. D'autre
part, les liaisons téléphoniques restent un moyen pour de
nombreuses localités et groupes sociaux de disposer d'informations
utiles à leurs activités et à leur vie communautaire
ou familiale. Pourquoi, dès lors, n'existe t'il pas, dans le domaine
de la communication, une politique de prix qui soit en adéquation
avec la bourse du béninois moyen?
Mais voilà qu'aujourd'hui déjà l'on assiste à
une flambée des prix des communications téléphoniques.
Devant ce phénomène, la nécessité d'une défense
accrue du droit des consommateurs, et des utilisateurs du service public
en particulier, est plus que jamais d'actualité.
- Nouveaux tarifs et services internet à
l'OPT
Depuis quelques temps, l'OPT a publié ses nouveaux tarifs internet.
Un certain nombre d'observations peuvent être faites. Les tarifs
de l'enregistrement de site sous le nom de domaine national " .bj
" sont publiés ; l'opérateur se lance dans l'hébergement
de sites web et dans l'enregistrement de domaines, ce qu'elle ne faisait
pas auparavant ; divers services tels la suspension provisoire de courrier
électronique, le renvoi de courrier électronique (durée
maximum un mois !), l'hébergement de DNS primaires et secondaires,
les listes de diffusion sont offerts et l'on peut y souscrire indépendamment
de toute autre service. Si on peut apprécier, entre autres, le
fait que le coût de l'abonnement par modem RTC classique ait légèrement
diminué (il devient 8 052 F CFA par mois), on déplore le
celui trop élevé de l'enregistrement de domaine sous "
.bj " : 60 000 F CFA par mois !! Ailleurs, en Afrique ou en Occident,
l'offre de ce service (susceptible d'accroître la présence
du pays sur le net) est gratuit, ou coûte 4 fois moins cher ! Nous
y reviendrons.
Plus d'informations sur ces nouveaux tarifs sur http://www.opt.bj/tarifs.htm
- TICAD : Vers la mise en place au Bénin
d'un centre électronique d'informations commerciales entre l'Afrique
et l'Asie
Du 9 au 12 juillet 2002 s'est tenu au Centre International de Cotonou
l'atelier Afrique-Asie sur les politiques et stratégies de développement
de l'Afrique à travers l'appropriation des NTIC et le partenariat
afro-asiatique.
Parmi les activités appuyées par le Projet " TICAD
IT Initiative " figure la mise en place au Bénin d'un Centre
Electronique d'Informations Commerciales entre l'Afrique et l'Asie. Ce
centre sera doté d'un serveur web, de bases de données et
d'une cellule minimale qui aura pour rôle de l'animer. Il aura pour
mission de favoriser entre autre la publication des opportunités
d'affaires au niveau régional, les échanges commerciaux
entre les opérateurs économiques régionaux, la promotion
du partenariat entre le secteur privé de l'UMEOA et le secteur
privé asiatique. Bref, il essayera de répondre aux nouveaux
défis de l'ère de l'information. Les différentes
facettes des NTIC en matière de politiques et de stratégies
à adopter furent explorées durant les quatre jours que durait
la conférence.
Pour plus de détail, lire le FOCUS
FOCUS :
Atelier TICAD de Cotonou : quelles politiques et stratégies des
NTIC entre l'Afrique et l'Asie ?
Pendant quatre jours s'est déroulé à Cotonou l'atelier
régional Tokyo International Conference on African Development
(TICAD) qui a regroupé 51 participants, 13 personnes ressources,
38 décideurs politiques en provenance de l'Afrique et de l'Asie.
La conférence internationale de Tokyo sur le développement
de l'Afrique (TICAD) est une initiative du gouvernement japonais en collaboration
avec d'autres organisations partenaires dont le PNUD, UN-OSCAL, la Banque
mondiale et la Coalition Globale pour l'Afrique entamée en 1993
dans le but de rendre l'Afrique plus compétitive à l'heure
de la mondialisation et de la globalisation. Ainsi, sa mission est de
favoriser le développement de l'Afrique à travers un partenariat
plus franc, qui implique les secteurs privés de l'Afrique et de
l'Asie. Le TICAD a entre autres volets, la promotion des nouvelles technologies
de l'information et de la communication (NTIC). Et c'est ce volet qu'a
embrassé l'atelier de Cotonou avec pour objectifs d'abord de faire
partager aux participants des pays africains les expériences asiatiques
de partenariat public-privé; ensuite d'établir des politiques
et stratégies des NTIC pouvant favoriser le développement
de l'Afrique et des échanges afro-asiatiques.
Les différents travaux au cours de cet atelier se sont déroulés
autour de cinq grands titres, à savoir :
1- Politiques et stratégies NTIC : les principaux enjeux de la
gouvernance électronique.
Ce titre a permis aux participants d'étudier les atouts pour la
formulation et la mise en uvre des stratégies IT pour un
partenariat public-privé, de même que les possibilités
d'utilisation des NTIC en appui aux services publics et comment renforcer
les capacités pour une meilleure gouvernance électronique.
2- Politiques et stratégies IT, Cadres Institutionnels
Ce deuxième titre a meublé la deuxième journée
de l'atelier avec la présentation par pays des stratégies
de mobilisation de partenariats en appui aux politiques nationales NTIC.
3- Politiques et stratégies NTIC, implications et opportunités
pour le secteur privé
Il a été notamment question à ce niveau de savoir
la vision et les perspectives du PNUD pour la promotion de l'entreuprenariat
ainsi que le renforcement des capacités du secteur privé
par les Nouvelles Technologies. Certains pays africains ont présenté
leurs expériences en matière d'implication des TIc dans
la promotion de la croissance économique.
4- NTIC et renforcement des capacités
Ce titre à soulevé la question de l'implication des NTIC
dans les systèmes d'éducation et leur place dans le renforcement
des capacités en Afrique afin de mieux rentabiliser le commerce
et les investissement entre l'Afrique et l'Asie. De même, les NTIC
doivent constitués aujourd'hui un moyen de développement
communautaire.
5- Coopération Afrique-Asie dans les NTIC, enseignements et opportunités
Notons que c'est dans le souci de faciliter la mise en application des
différentes conclusions de l'atelier de Cotonou qu'il est initié
la mise en place d'un centre électronique d'informations commerciales
entre l'Afrique et l'Asie qui servira de plate-forme d'échanges
entre les opérateurs économiques africains et asiatiques
qu'ils soient du secteur privé ou du public.
Pour de plus amples informations :
http://www.ticad.gouv.bj
TRUCS ET ASTUCES :
- Contrôlez un PC à distance
Qu'il s'agisse de faire de la télémaintenance ou d'utiliser
les ressources d'un poste distant, prendre le contrôle d'une machine
au travers de son propre ordinateur permet de gagner un temps précieux
lorsque l'on est en déplacement.
Non, il ne s'agit pas de pirater le PC de votre voisin, même si
Virtual Network Computing (VNC) est un logiciel qui permet de prendre
le contrôle d'un ordinateur à distance.
Constitué d'une partie Serveur et d'une partie Client, VNC est
entièrement gratuit. Reposant sur une licence GPL, vous pouvez
parfaitement utiliser et distribuer librement le logiciel.
Bien qu'en langue anglaise, il reste accessible à tous dans ses
fonctionnalités de base, et constitue l'outil idéal pour
effectuer de la télémaintenance sur un parc hétérogène.
Multiplate-forme, VNC vous permettra d'expérimenter toutes les
combinaisons entre Windows, Mac, Windows CE, Linux et Solaris. En effet,
rien ne vous empêche de diriger un PC sous Linux depuis un Mac et
vice-versa. Depuis peu, un viewer en Java est également disponible,
ce qui permet de lancer l'application depuis n'importe quel environnement
supportant une machine virtuelle ouvrant encore plus les possibilités.
Nous nous limiterons dans notre exemple, à la prise de contrôle
d'un PC sous Windows à partir d'un autre PC sous le système
de Microsoft.
Sous les autres environnements, les étapes sont identiques, seuls
divergent sensiblement les moyens de les parcourir.
Source : www.pcastuces.com
AFRIQUE :
- Les pays africains les plus " branchés " aux NTIC
Afin de connaître le pays le plus branché d'Afrique aux
nouvelles technologies, AITEC (African Information Technologies Exhibitions
& Conferences) a retenu sept critères à savoir les taux
d'équipements des différents pays en ordinateurs, téléphones
mobiles, téléphones fixes, télécopies, postes
de télévision et de radio. AITEC a enfin tenu compte du
nombre d'abonnement auprès des fournisseurs d'accès.
Sur la base de ses critères l'Afrique du sud vient incontestablement
en tête avec pour 1000 habitants 38 ordinateurs, 23 téléphones
mobiles, 100 téléphones filaires, 109 postes de télévision,
316 postes de radio et 109 abonnements à l'internet. Vient ensuite
l'Ile Maurice avec 32 ordinateurs pour 1000 Mauriciens, soit 5 fois plus
q'en Egypte, 10 fois plus qu'en Algérie. Parmi les autres pays
bien placés dans ce palmarès, figurent l'Egypte, la Namibie,
le Botswana et la Tunisie. Le Nigeria, bien q'étant un géant
du continent reste un nain dans le domaine du high tech, avec seulement
4 ordinateurs pour 1000 habitants et moins d'un abonnement pour 1000 personnes.
Mais, quelle est la place du Bénin dans ce classement, étant
donné qu'il est l'un des premiers pays africains à s'être
connecté à l'Internet ?
Plus d'informations http://www.aitecafrica.com/
- Concours Internet au Sud 2002
Dans le cadre de son programme de développement économique,
Ethnik.org, association loi 1901 créée en février
2000 lance son Prix Internet Sud 2002.
Le Prix Internet Sud a pour ambition de récompenser un projet
technologique qui favorise le développement économique et
social des communautéslocales. Ouvert aux associations, entreprises
ou particuliers en Afrique francophone. Ethnik.org et ses partenaires
offriront au vainqueur :
- une assistance technique pour assurer son déploiement durant
les 12 premiers mois ;
- une promotion relayée par le premier média africain francophone:
RFI ;
- une mission à Paris/France dans un an pour présentation
des résultats concrets de l'opération Internet Sud auprès
de ses partenaires
Plus d'information sur http://www.ethnik.org
is2002@ethnik.org
Lisez L'ARAIGNEE, le premier cyberjournal béninois
WWW.LARAIGNEE.ORG
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